Bref panorama des nouvelles technologies au service des personnes âgées
Medialis : Un regard sur les Gérontechnologies
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L’habitat intelligent s’applique tant au domicile qu’à l’institution. Il ne s’appuie bien sûr pas uniquement sur des innovations de rupture : un chemin lumineux s’éclairant automatiquement jusqu’aux WC lorsque la personne âgée se lève la nuit, un abattant de toilettes inclinable, un monte-escalier silencieux, un lit médicalisé commandé au souffle par des personnes atteintes de sclérose en plaques ou dont le matelas peut descendre jusqu’au sol pour prévenir les chutes sont autant de dispositifs disponibles sur le marché, pouvant améliorer la qualité de vie des personnes âgées et de leur entourage sans pour autant modifier de façon conséquente leurs habitudes ou leur environnement quotidien.
En matière de lien social, l’innovation touche à la fois la téléphonie fixe et la téléphonie mobile. Les téléphones fixes à grosses touches pour personnes âgées sont peu à peu remplacés à l’intérieur de la maison par des bracelets-montres innovants. En téléphonie mobile, l’utilisation de téléphones simplifiés avec moins de touches, plus contrastés, voire à commande vocale a de plus en plus de succès. Il existe même aujourd’hui un téléphone avec un unique bouton : Bazile. Particulièrement dédié aux seniors et aux personnes mal ou non-voyantes, ce petit boîtier permet d’entrer directement en relation avec une opératrice simplifiant ainsi toutes les complications liées à l’usage d’un répertoire. Basile a par ailleurs été agréé comme service à la personne. Pour la visiophonie, l’enjeu était de passer par la télévision, canal majeur et familier à tout senior. C’est chose faite depuis 2008 ! Des bouquets d’offre de services se déploient via cette interface et se voient ainsi proposés à un marché grand public. En ce qui concerne la stimulation cognitive, des logiciels plus ou moins médicaux (Mindfit et HAPPYneuron pour ne citer que les deux principaux) ainsi que de nouveaux dispositifs informatiques d’animation en établissement par stimulation multi sensorielle, olfactive en particulier (par exemple la WIZZBOX d’Animagine Pétrarque formation) ont été développés. L’informatique s’adapte elle aussi : écrans tactiles, visio-conférence, dispositifs très spécifiques comme la souris anti-tremblements pour parkinsonien, simples d’installation et d’utilisation, se démocratisent.
En matière d’autonomie, la domotique, (c’est-à-dire le contrôle de l’environnement, au moyen d’interfaces tactiles et d’interrupteurs de plus en plus élaborés, ex : commandes vocales) joue un rôle essentiel. Après s’être développée dans le monde de l’hôtellerie (afin d’automatiser les commandes) puis dans les établissements de santé (motorisation des portes des parties communes, essentiellement au service des populations en fauteuil roulant), la domotique fait enfin son apparition au domicile des personnes fragilisées par le grand âge ou un handicap. Portes, lits ou volets automatisés, commande des luminaires, du chauffage, du gaz, etc. permettent un gain en qualité de vie, voire de réaliser des économies d’énergie conséquentes. En ce qui concerne les repères spatio-temporels, vous avez dû voir apparaître les horloges et les aide-mémoires vocaux dédiés aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, où votre voix (aidant ou proche) rappelle l’anniversaire de leur petite nièce ou un rendez-vous avec un voisin par exemple.
En matière de sécurité, les médias ont beaucoup parlé ces derniers temps de la prévention de « l’errance », problème majeur rencontré en EHPAD comme à domicile. Des dispositifs de GPS se sont développés sous forme de balises, de bracelets et de sites web, mais ne sont encore que peu répandus. Des dispositifs vous permettent également de localiser une personne ou un objet à l’intérieur d’un bâtiment (via des technologies comme le RFID). En parallèle, sont proposés des dispositifs d’appels malade et des contrôles d’accès nouvelle génération. Par ailleurs, des détecteurs de chute nouvelle génération apparaîtront bientôt sur le marché : ils s’appuieront soit sur des systèmes couplés (petit dispositif porté en permanence par la personne âgée et système expert de levée de doute placé dans son lieu de vie), soit sur des solutions originales de type « tapis » constitués de dalles intelligentes informant sur la position et pouvant de plus analyser les déambulations.
En ce qui concerne le suivi d’activité, la téléassistance et la télémédecine connaissent aujourd’hui des innovations significatives et sont intégrées à des plateformes proposant un plus large éventail de services à la personne. Des bracelets-montres mesurent le suivi d’activité de la personne et transmettent l’information aux aidants, naturels ou professionnels. Il vous est ainsi possible de suivre les activités diurnes et nocturnes de personnes au rythme de vie perturbé par la maladie (agitation, réaction à une nouvelle posologie).





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